Sunday, December 16, 2007

Apple iPhone / iPod Touch as SlimServer clients

There's almost a consensus about what's missing on the iPhone: support for 3G (or better), a GPS, a video capture feature, support for third-party applications, etc. These are the most obvious features, because we're used (or almost used) to having them on other phones.

The other day, I was playing with my father's brand new 16-GB iPod Touch. Just like the iPhone, you can use it to browse the Web using Safari. The difference with the iPhone is that you necessarily have to connect to a Wi-Fi network. You cannot connect to an EDGE network (i.e. to a mobile phone network). Anyway, I'm a fan of SlimServer. It's not the greatest piece of software I've ever seen, but I use it to listen to my music collection remotely, via the Internet, from at least four different locations. The rest of the time (maybe 5-10% of the time), I use my old first-generation iPod. So, quite naturally, I tried to connect to my PC, using the iPod Touch. Of course, it worked: I was able to browse my music collection, launch search queries, and so on. The only thing I couldn't do was actually listen to my music!

This is the number one feature I'd like to see on the iPhone and/or iPod Touch: support for music streaming via HTTP. After all, they have everything that's needed to do it. This shouldn't be too hard to implement...

Saturday, December 15, 2007

Hypocrisie de Noël

Ah... Noël ! Les décorations, les sapins, le Père Noël, les cadeaux, les repas de famille et... le foie gras ? En tant que végétarien, ça n'est pas la première chose que j'associerais à cette période de l'année, mais une dégustation de foie gras organisée récemment par mon employeur m'a rappelé que cette tradition était tenace. Evidemment, on pourrait dénoncer les aspects matérialistes de Noël, mais je préfère aujourd'hui rappeler une chose, comme l'a déjà fait la Société vaudoise pour la protection des animaux (SVPA) : le gavage, nécessaire à la production du foie gras, est une pratique barbare qui entraîne des souffrances chez les animaux. C'est une pratique d'ailleurs interdite en Suisse et dans quatorze pays européens. La Suisse permet toutefois l'importation du foie gras. Tout comme celle des oeufs pondus par des poules élevées en batterie. C'est là que réside l'hypocrisie. J'ai cessé de rêver à un monde où l'on ne tuerait plus les animaux pour les manger, mais je pense qu'il n'est pas irréaliste d'élever les animaux destinés à la production de viande dans des conditions éthiques strictes, sans souffrances. A défaut d'avoir des lois qui garantissent ces conditions dans tous les cas, j'espère que les gens prendront de plus en plus conscience de ce qu'ils mangent. Merci donc à la SVPA pour sa campagne d'information !

Mise à jour (24 décembre 2007). Dans son numéro du 13 décembre 2007, l'Hebdo, revue suisse romande, racoleuse, mais qui fait des efforts (?), propose dans ses pages un court commentaire à propos de la campagne de la SVPA. Elle donne la parole à GastroVaud, l'antenne vaudoise de GastroSuisse, qui ne trouve évidemment rien de bien positif à en dire. Rappelons que GastroSuisse, championne de la mauvaise foi et des combats dépassés, défendait encore, il y a quelques années à peine, le droit de fumer dans les lieux publics.

Plus sérieuse et objective, l'émission A Bon Entendeur (ABE) de la TSR a proposé récemment un reportage sur le foie gras, en général, et le gavage, en particulier. Huit produits ont été testés, classés de "très mauvais" à "passable". Apparemment, il n'y a pas que les animaux qui sont perdants, sur ce coup-là : les consommateurs le sont aussi. Encore une raison pour boycotter ce produit décidément détestable qu'est le foie gras !

Enfin, si vous vous sentez d'humeur militante ou tout simplement pour en savoir plus, vous pouvez lire ce court texte consacré au foie gras sur le site de LausAnimaliste.org.

Wednesday, December 5, 2007

Moins de droits pour les consommateurs suisses

Les Suisses sont encore sur le point d'être pris pour des imbéciles, dans l'indifférence générale des médias. Et a fortiori de la population suisse. La modification de la loi fédérale sur le droit d'auteur et les droits voisins a en effet été acceptée par le parlement et le conseil national le 5 octobre dernier.

Sous couvert de protection du droit des auteurs, cette modification de la loi encourage purement et simplement ce que l'on appelle les dispositifs de protection anti-copie. Vous savez, ce qui fait que vous ne pouvez pas lire certains de vos CDs sur votre autoradio. Ou que les chansons achetées sur le magasin iTunes d'Apple ne peuvent être lues que sur un iPod et pas sur un autre baladeur numérique. Ce ne sont que deux exemples parmi les plus connus. En réalité, on prétend protéger les auteurs, mais on protège surtout les maisons de disques, qui n'en ont pas besoin (contrairement à ce qu'elles prétendent, elles se portent très bien). En résumé, ces dispositifs anti-copie ne marchent pas et ne font que rendre la vie des consommateurs plus difficile. Et la loi qui vient d'être acceptée rend le contournement de ces dispositifs tout simplement illégal.

Il faut réagir. Allez donc sur le site no-dmca.ch, téléchargez le formulaire et faites-le signer ! Un référendum est toujours possible ! Et, pendant que vous y êtes, parlez-en autour de vous, à vos amis, à votre famille, au travail, etc. Distribuez le formulaire de signatures dans votre immeuble. Informez vos amis sur Facebook (un groupe concernant cette loi existe).

Voir aussi l'article de mon frère sur le même sujet.

Monday, December 3, 2007

More than 400 days without a hard drive crash

425 days today, to be more precise. I experienced three hard drive crashes in 2005 (one Seagate, one Maxtor, and one Hitachi), two crashes in 2006 (one Maxtor and one Hitachi), and... absolutely no crash in 2007 (so far). It's quite surprising, because I'm a "storage junkie": I currently have four internal drives, mounted as a RAID-5 array, and four external drives, for a total of 3.5 TB of data (a bit more than 2 TB, if you don't take redundant data into account). So what's happening? Is it pure luck or are hard drives getting more reliable? Was last summer colder than previous summers? Well, it could be a valid explanation, as it appears that, according to meteosuisse.ch, the three hottest months of the year (i.e. June, July, and August) were noticeably colder this year than in 2005 and 2006 (more than 1 °C less on average). Actually, I'm pretty sure it probably has more to do with luck than anything else, but you never know... Anyway, at the moment, I'm feeling like these Linux geeks who proudly look at their ever-increasing uptime. Next step: 500 days without any crash!

Thursday, October 11, 2007

Le "piratage" de la musique est légal en Suisse

C'est en tout cas le message que donne, probablement malgré elle, la SUISA (Société suisse pour les droits des auteurs d’œuvres musicales) avec sa nouvelle taxe sur les baladeurs numériques introduite en Suisse le 1er septembre 2007. Finalement, pour un utilisateur qui n'écoute que de la musique "légale", c'est-à-dire de la musique gratuite ou pour laquelle il a déjà payé, que signifie cette taxe ? A mon avis, c'est une des questions principales que soulève la nouvelle redevance. Question à laquelle je n'ai toujours pas trouvé de réponse. Satisfaisante, du moins.

Le problème de ce genre de taxes, à la base, c'est qu'elles sont généralement forfaitaires. Pour la redevance radio et télévision, par exemple, peu importe que l'on regarde la télévision moins d'une heure par mois ou plus d'une heure par jour. Le prix est le même. Soit. Je peux comprendre ce genre de simplifications pratiques.

Je peux également comprendre que l'on fasse une supposition simplificatrice quant à l'utilisation présumée d'un support, à partir du moment où cela reste raisonnable. Par exemple, la taxe sur les cassettes vidéo (VHS) était, à l'époque, relativement acceptable. La redevance pour la télévision donnait droit à la visualisation, unique, d'un programme. La taxe payée à l'achat d'une cassette VHS donnait droit à la visualisation, répétée, cette fois, d'un programme. Ça se tenait plus ou moins. Si l'on ignore la problématique des chaînes de télévision étrangères et le fait qu'une cassette VHS pouvait également servir à l'enregistrement de vidéos personnelles.

Là où tout commence à se gâter sérieusement, c'est lorsque l'on cherche à appliquer de tels modèles dépassés à des supports aussi versatiles que les mémoires flash, disques durs et autres supports numériques. Bien entendu, mon "baladeur numérique" sert d'abord à écouter de la musique, mais il sert également à stocker mes photos, lorsque je suis en voyage, pour décharger la carte mémoire de mon appareil photo. Il me sert également comme disque dur portable, pour mes données personnelles. La limite entre "baladeur numérique" et ordinateur devient bien fine... Du coup, ça n'est plus du tout raisonnable : on ne parle plus de taxes de quelques dizaines de centimes, mais bien de taxes de plusieurs dizaines, voire centaines (très bientôt), de francs suisses. Pour l'utilisation supposée et de moins en moins vérifiée d'un support.

Reste la question initiale : pourquoi devrais-je payer pour écouter de la musique que j'ai déjà achetée ? Payer une taxe qui, soit dit en passant, n'ira vraisemblablement pas du tout dans la poche des musiciens que j'écoute. Lorsque je copie l'un de mes CD sur le disque dur de mon ordinateur, je ne paie pourtant rien. Quelle est la solution à ce paradoxe ? Introduire une taxe sur les disques durs d'ordinateur ? Ça n'est évidemment pas la solution que je propose, mais j'en connais qui y songent probablement depuis longtemps...

En fin de compte, j'ai peine à croire qu'en 2007, des gens comprennent encore aussi mal la problématique de la "musique numérique". À force de mesures contre-productives (protections contre la copie, prix élevés, taxes, poursuites judiciaires, etc.), on dirait que les maisons de disques et les sociétés censées assurer le droit des auteurs font tout pour assurer leur disparition à long terme.

Wednesday, July 4, 2007

"La fin programmée du cinéma Atlantic"

C'est ce que m'annonce aujourd'hui le Lausanne Cités retrouvé dans ma boîte aux lettres en rentrant du travail : l'Atlantic va fermer ses portes (encore ?) le 31 août 2007. "Le cinéma va mal" et tout ça.

Et c'est avec nostalgie que je pense à toutes les salles de cinémas qui ont fermé depuis que j'habite à Lausanne : ABC, Athénée, Bourg, Cine Qua Non, Eldorado, Lido, Palace, Richemont et Romandie. Neuf salles en dix ans. Bientôt dix. L'ABC devient le D! Club, l'Athénée devient une Migros, le Romandie devient le club de rock de Lausanne, etc. Bref, les choses changent...

Alors, au lieu de se lamenter, pourquoi ne pas aller un peu plus souvent dans les "petites" salles de cinéma de Lausanne ? A l'Atlantic (bien sûr). Au Bellevaux (oui, c'est un peu décentré, mais le détour en vaut la peine). Au Zinéma (oui, derrière les poubelles). Au City Club de Pully (pas tout à fait à Lausanne, mais pas loin).

Ou pourquoi ne pas rendre visite à la Petite Dame du Capitole ? Le Capitole est une salle impressionnante. Gigantesque. La plus grande et la plus ancienne de Lausanne. Et de loin. Plus de 800 places ! La dernière fois que j'y suis allé, la soeur d'un de mes amis n'en revenait pas. Cela fait plusieurs années qu'elle étudie à Lausanne, mais elle n'avait jamais mis les pieds dans cette salle. Nous étions quatre. Il y avait seulement deux autres personnes à part nous... Peut mieux faire.

Monday, March 26, 2007

The God Delusion

The God Delusion est le premier livre de Richard Dawkins que je lis. Prêté (un peu de force...) par un collègue de travail, il y a quelques mois, je n'en attendais pas grand-chose ("Qu'est-ce qu'un livre contre la religion pourrait bien m'apprendre ?", me demandais-je). Je n'avais pas non plus l'intention de le lire tout de suite, ayant une pile de livres à terminer sur ma table de nuit... Je l'ai donc laissé traîner un peu sur mon bureau, histoire de ne pas l'oublier complètement. Puis j'ai lu la préface. Au travail. Puis les premières pages du premier chapitre. Finalement, je me suis laissé séduire par l'écriture simple et directe de Dawkins et ai enchaîné avec les chapitres restants (mais pas au travail !).

The God Delusion pourrait se traduire en français par L'Illusion de Dieu. Disons-le d'emblée : Richard Dawkins s'attaque une fois de plus à la religion et il le fait avec virulence, sans compromis. Beaucoup, même parmi les athées, verront en lui un extrémiste, intolérant, et s'arrêteront là. Ce serait dommage. De mon point de vue, la position de Dawkins est parfaitement défendable. Et loin d'être extrémiste. Son discours a une fraîcheur presque étonnante, dans un monde où le politiquement correct est trop souvent de rigueur et où la tolérance est considérée par beaucoup comme une valeur qu'il faut respecter à tout prix. Oui, la tolérance est une attitude tout à fait louable. En général. Le problème est qu'il ne faut pas qu'elle devienne absence d'esprit critique... C'est le premier thème qu'aborde Dawkins dans son livre, celui de la tolérance, du respect, qui devrait toujours se mériter.


Tuesday, October 31, 2006

Geotagging with map.search.ch

Flickr (the well-known photo sharing Web site) introduced geotagging on August 28, 2006, but I didn't get interested in that feature until a few weeks ago, mainly because I don't own a GPS (yet). However, using a GPS and a tool such as RoboGEO is not the only way to geotag your photos. With Flickr, you can simply drag and drop a photo to a map, and position it more or less precisely. The problem, for me at least, is that Flickr uses Yahoo! Maps (quite logical, since Yahoo! acquired Flickr in 2005), which is by far not the best mapping service for Switzerland (check out my Flickr map and you'll see why). Fortunately, somebody created a very handy bookmarklet which allows to geotag your photos on Flickr using Google Maps, which is already better for Switzerland than Yahoo! Maps. Even better yet is map.search.ch, certainly the most detailed mapping service for Switzerland.

As far as I know and contrary to Google Maps and Yahoo! Maps, map.search.ch does not offer an API to develop third-party applications. So how exactly do you geotag your photos using that service? The first step is to use the following URL:

http://map.search.ch/600000,200000

This will force map.search.ch to use Swiss coordinates (at least for its reference point, located in Bern). By default, you will be in "interactive mode", so simply use the mouse to navigate across Switzerland and to zoom in and out. When you have found the position you were looking for, simply switch to "static mode". You will get a URL like this:

http://map.search.ch/600000,200000?x=-123746&y=102334&z=1024

The Swiss coordinates of the point at the center of the image are given by:

Y = 600000 + (x * 1024 / z) / 1.25
X = 200000 - (y * 1024 / z) / 1.25

You can convert the Swiss coordinates above to WGS84 coordinates using, for example, the formulas given by swisstopo:

Y' = (Y - 600000) / 1000000
X' = (X - 200000) / 1000000

L' = 2.6779094
   + 4.728982 * Y'
   + 0.791484 * Y' * X'
   + 0.1306 * Y' * X'^2
   - 0.0436 * Y'^3
P' = 16.9023892
   + 3.238272 * X'
   - 0.270978 * Y'^2
   - 0.002528 * X'^2
   - 0.0447 * Y'^2 * X'
   - 0.0140 * X'^3

L = L' * 100 / 36
P = P' * 100 / 36


Then, simply add the following tags to your photo:

geotagged
geo:lon=xx.xxxxxx (value of L)
geo:lat=xx.xxxxxx (value of P)

Finally, use the Flickr Map GeoCoding Bookmarklet I mentioned above, for example, to geotag your photo using the coordinates given in the tags. And, voilà, your photo is geotagged!

To make the whole process easier, I'm currently using a simple utility that monitors the clipboard and automatically converts the map.search.ch URLs directly into Flickr tags. Of course, this is not a satisfying solution, but it's still better than nothing!

Monday, October 2, 2006

Près d’un tiers des Suisses renient leurs origines animales

Près d’un tiers des Suisses renient leurs origines animales. C'est le constat que fait le journal suisse romand 24 Heures dans son édition du lundi 2 octobre 2006. Je cite la même étude, publiée dans Science, dans mon précédent article, La Singularité est proche... Et alors ?, mais je n'avais alors pas insisté sur les médiocres résultats obtenus par la Suisse, pays dans lequel je vis. A la question "Les êtres humains se sont développés à partir d'espèces animales, antérieures, vrai ou faux ?", 62% des Suisses répondent "Vrai", 28% répondent "Faux" et 10% "ne savent pas". Pour des raisons sur lesquelles je me suis déjà expliqué, je trouve ces résultats alarmants. Pour les expliquer, l'article de 24 Heures met en avant des causes religieuses, mais aussi des lacunes dans le domaine de l'enseignement. Pour montrer où certains en sont, je ne ferais que citer Gian Luca Carigiet, fondateur de l'association ProGenesis, association que je qualifierais d'extrémiste, destinée à promouvoir les idées créationnistes : "Je suis au contraire étonné que le taux de rejet de la théorie de l'évolution soit si bas. Nos propres sondages donnent des résultats plus élevés. [...] On ne crée rien à partir de rien. Il faut une intelligence supérieure, que nous appelons Dieu." Ce genre de raisonnements simplistes me fait froid dans le dos... Espérons que l'article de 24 Heures ne soit pas le seul à propos de cette problématique et qu'un débat, plus large, s'ensuivra.

Wednesday, September 20, 2006

La Singularité est proche... Et alors ?

J'ai récemment terminé la lecture du dernier livre de Ray Kurzweil, The Singularity Is Near, publié en 2005. Comme son titre l'indique, la thèse principale de cet ouvrage de plus de six cents pages est que la Singularité, également appelée singularité technologique, est proche. Ce concept, la Singularité, a été rendu populaire par Vernor Vinge, mathématicien, informaticien et auteur de science-fiction, d'abord dans les années 80, puis, surtout, avec la publication de son essai intitulé The Coming Technological Singularity, en 1993. Il désigne le moment dans l'histoire de l'humanité à partir duquel l'intelligence artificielle atteindra, puis dépassera l'intelligence humaine, avec toutes les conséquences que cela peut avoir. Il est difficile, par définition, de prédire les implications exactes de la Singularité, mais il est à peu près certain qu'elle participera à accélérer de manière spectaculaire le progrès scientifique, en général, et médical, en particulier. La thèse de Kurzweil est donc que, non seulement, cet évènement aura effectivement lieu, mais que ce sera le cas bien plus tôt qu'on ne pourrait le penser, à savoir, aux alentours de 2045. Autrement dit, que beaucoup de gens vivant actuellement auront encore l'occasion de vivre ce moment pour le moins inhabituel. Pas grand-chose à voir avec l'Apocalypse, donc, auquel le titre fait référence, non sans un certain humour...

The Singularity Is Near est l'un des rares livres traitant explicitement de la Singularité et ce, de manière aussi approfondie. C'est bon signe : cela suggère que le sujet est en train de devenir suffisamment populaire pour justifier une telle publication. Etant moi-même, depuis près de dix ans, intéressé par tout ce qui touche, de près ou de loin, à l'intelligence artificielle, je ne peux que m'en réjouir. Mais Kurzweil n'en est pas à son premier coup d'essai : il a déjà publié plusieurs livres à propos de l'intelligence artificielle et de ses conséquences, dont The Age Of Spiritual Machines, en 1999, que j'ai également lu, il y a quelques années. The Singularity Is Near est une extension, ou une mise à jour, en quelque sorte, des précédents ouvrages de Kurzweil. C'est en tout cas un livre riche en idées et en justifications. L'un des rares reproches que je pourrais lui faire est qu'il ressemble un peu trop à un recueil d'essais : on a l'impression, par moments, qu'il n'a pas été pensé dès le début comme un tout. Si je voulais être de mauvaise foi, je dirais même que Kurzweil a tendance à radoter, mais j'imagine qu'il est simplement victime de son enthousiasme...

Mais revenons-en aux points positifs de ce livre : comme je l'ai dit, The Singularity Is Near explore de nombreuses idées. Celles-ci ne sont pas forcément inédites, mais la force de Kurzweil est d'arriver à les mettre en perspective, de les illustrer, par de nombreux graphes, s'il le faut, et de les soumettre à la critique (un chapitre entier y est consacré). Prenons l'évolution, par exemple. C'est un concept que je considère crucial pour la compréhension de la Singularité. Kurzweil la définit comme un processus créant des structures d'ordre croissant ("a process of creating patterns of increasing order"). Pour comprendre ce qu'il entend par "ordre", il faut revenir à la théorie de l'information (au sens mathématique du terme). Pour résumer, dans cette théorie, des données contiennent de l'information si celles-ci ne peuvent être que peu compressées. Par exemple, la séquence 010101010101... contient peu d'information, car les chiffres 01 sont répétés de nombreuses fois. On peut dire que la notion d'information est liée à celle de prédictibilité. Plus des données sont prédictibles, moins elles contiennent d'information. Kurzweil définit ainsi l'ordre comme étant de l'information correspondant à un but ("order is information that fits a purpose"). Car l'information n'est pas forcément utile ! Elle peut, au contraire, être complètement aléatoire (on parle parfois de bruit). Plus l'information contenue dans une structure correspond à un but, plus l'ordre de cette structure est considéré comme étant important. Le but dont il est question dépend du contexte. Il peut être la survie d'une espèce, par exemple. Mais cette définition de l'évolution dépasse le domaine de la simple biologie. En effet, elle s'applique également à la physique et à la chimie, les particules élémentaires s'étant assemblées, de manière ordonnée, pour donner naissance aux atomes et aux molécules, les mêmes molécules qui ont un jour produit les briques élémentaires de la vie. Plus tard, l'ADN est apparu, permettant à l'information de transiter plus facilement d'une génération à une autre. Et ainsi de suite. Kurzweil définit ainsi un certain nombre de périodes de l'évolution ("epochs of evolution"), chacune donnant naissance à la suivante, en accumulant de l'information, en l'ordonnant :
  1. Physique et chimie. L'information est contenue dans les structures atomiques.
  2. Biologie. L'information est contenue dans l'ADN.
  3. Cerveaux. L'information est contenue dans la structure des réseaux neuraux.
  4. Technologie. L'information est contenue dans les plans des machines que nous construisons, dans les programmes informatiques, etc.
  5. Etc.
Une autre idée avancée par Kurzweil est que tout processus évolutif est soumis à ce qu'il appelle la loi des retours accélérés ("law of accelerating returns"). Autrement dit, les progrès résultant d'un processus évolutif n'apparaissent pas linéairement dans le temps, mais exponentiellement (voire selon une loi doublement exponentielle). Une autre loi très connue est celle de Gordon E. Moore, co-fondateur d'Intel, qui observait, en 1965, que le nombre de transistors sur un circuit intégré doublait à intervalle régulier (a posteriori, on peut dire que ce nombre a doublé chaque deux ans environ depuis une trentaine d'années). En quelque sorte, on peut considérer la loi des retours accélérés comme une généralisation de la loi de Moore, appliquée à la technologie, en particulier, et à tout processus évolutif, en général. Mais revenons à l'informatique. Il est important de constater que la progression exponentielle de la puissance de calcul des ordinateurs n'est pas limitée aux ordinateurs construits à l'aide de circuits intégrés. En effet, celle-ci n'a cessé d'augmenter de manière exponentielle durant tout le vingtième siècle, lorsque les ordinateurs utilisaient encore des éléments électromécaniques ou des relais électromagnétiques, jusque dans les années 30, puis des tubes à vide, dans les années 40 et 50, puis, enfin, des transistors, dans les années 60, avant l'apparition des circuits intégrés.

Jusque là, rien de vraiment étonnant. Tout le monde sait que l'informatique a connu des progrès fulgurants. Toutefois, le terme "loi", dans l'expression "loi des retours accélérés", est relativement fort. Il implique que la progression exponentielle de la technologie est supposée se poursuivre dans le futur, en tout cas jusqu'à ce que des limites physiques infranchissables (la vitesse de la lumière ?) soient atteintes. Qu'est-ce qui garantit que ce sera le cas ? Plusieurs choses, dont des facteurs économiques. Par exemple, on annonce régulièrement la "fin de la loi de Moore", mais il est évident que l'industrie des semi-conducteurs ne va pas attendre que les circuits intégrés atteignent leurs limites avant de financer la recherche d'autres technologies. A l'heure actuelle, plusieurs pistes semblent prometteuses : circuits tridimensionnels construits à partir de nanotubes, ordinateurs utilisant molécules, ADN, spin des électrons, lumière ou phénomènes quantiques pour traiter l'information. Une chose est certaine : nous n'avons pas encore, et de loin, atteint les limites computationnelles théoriques de la matière. Une autre raison pour laquelle la technologie s'améliore de manière exponentielle est que les outils développés durant une "génération technologique" peuvent être réutilisés lors de la génération suivante. Par exemple, au début de l'informatique, les ordinateurs étaient construits à la main. Désormais, ils sont conçus à l'aide de logiciels très complexes. C'est un phénomène qu'on retrouve dans beaucoup de processus évolutifs.

Pour qu'une intelligence artificielle équivalente à celle de l'homme puisse être conçue, il faut que la puissance de calcul des ordinateurs atteigne celle du cerveau humain. Kurzweil estime que ce seuil sera atteint à partir de 2020. Cette première contrainte concerne le matériel, mais il existe également une contrainte logicielle : il est en effet nécessaire de comprendre comment le cerveau humain fonctionne, pour pouvoir le simuler. Or, si les premiers modèles de neurones ont fait leur apparition dans les années 40, ça n'est qu'à la fin des années 80, avec l'algorithme de rétro-propagation (backprop), que les réseaux de neurones artificiels ont commencé à connaître un véritable succès. Cela ne fait donc pas si longtemps que l'on commence à modéliser de manière utile et pratique le cerveau. Les algorithmes génétiques, quant à eux, ont fait leur apparition dans les années 50, mais il a également fallu attendre les années 80 pour qu'ils commencent à se démocratiser. A l'heure actuelle, des modèles de plusieurs dizaines de régions du cerveaux, qui en comprend plusieurs centaines, existent déjà : régions auditives et visuelles, cervelet, hippocampe, etc. De plus, la résolution des instruments permettant de visualiser et d'étudier le cerveau augmente sans cesse, de manière... exponentielle ! Rien ne s'oppose donc à ce que des modèles de plus en plus précis et complets du cerveau soient rapidement proposés.

Si l'on accepte tout ce qui précède, c'est-à-dire que matériel et logiciel convergent vers un point où il sera possible de construire une machine aussi intelligente qu'un être humain, il faut aussi en accepter les conséquences, positives ou négatives. C'est ce que fait Kurzweil dans un chapitre consacré aux trois grandes technologies qui mèneront à la Singularité : la génétique, la nanotechnologie et la robotique. Le temps de ce chapitre, il met son enthousiasme de côté et s'intéresse aux dangers que représentent ces technologies. On peut aisément imaginer que des milliards de nano-robots capables de se reproduire de manière autonome, entre de mauvaises mains ou cas d'accident, pourraient facilement anéantir toute forme de vie sur terre (scénario du grey goo). De même, si une intelligence artificielle "amicale" (friendly AI) pourrait être bien utile pour résoudre toutes sortes de problèmes, une intelligence artificielle "ennemie" (unfriendly AI) pourrait, elle aussi, représenter un grave danger. Il s'agit donc de se préparer à ces menaces, en concevant d'ores et déjà des mécanismes de protection, mais aussi en réfléchissant à des règles destinées à prévenir ou, en tout cas, minimiser les dérapages, probablement inévitables, occasionnés par ces technologies. L'interdiction pure et simple de certaines technologies n'est pas une solution. Certains pays, plus permissifs, en profiteraient simplement pour prendre de l'avance. Et si tous les gouvernements parvenaient à se mettre d'accord sur les mêmes interdictions, cela ne ferait qu'encourager le développement illégal et a priori potentiellement plus dangereux de ces technologies.

Une voie naturelle pour éviter que les machines ne deviennent un danger pour nous est de fusionner avec elles, en quelque sorte. C'est un concept assez cher à Kurzweil. Que ce soit par l'intermédiaire d'implants ou de nano-robots, il s'agit d'améliorer notre corps et notre cerveau, d'augmenter nos facultés intellectuelles, pour éviter de se retrouver un jour, complètement dépassés, face à des machines des milliers, voire des milliards de fois plus intelligentes que nous. C'est une idée qui peut effrayer, mais il ne faut pas oublier que cela fait déjà bien longtemps que ce processus a démarré : prothèses, implants cochléaires, pacemakers, etc. Nous remplaçons déjà certaines parties de notre corps et la tendance n'est pas à un ralentissement dans ce domaine.

La Singularité peut donc avoir des conséquences fulgurantes, que ce soit sur notre espérance de vie ou notre bien-être en général, mais elle n'est de loin pas un concept largement admis. Kurzweil consacre un chapitre entier à toutes les réactions que ses idées ont pu susciter, essentiellement depuis la parution de The Age Of Spiritual Machines. C'est un chapitre qui a particulièrement retenu mon attention, ayant moi-même rencontré un accueil pour le moins sceptique chez la plupart des personnes avec qui j'ai abordé le sujet de la Singularité. Voici quelques-unes des critiques que je considère les plus intéressantes :
  • "Les tendances exponentielles ne peuvent pas toujours durer." On peut le dire en particulier à propos de la loi de Moore. C'est vrai qu'il n'y aucune raison pour qu'on puisse continuer à produire des circuits intégrés contenant de plus en plus transistors. Il y a des limites physique à cette progression. Mais il est aussi vrai, dans le cas des circuits intégrés, que d'autres technologies peuvent prendre le relais. Et vont très probablement le faire. De manière générale, les limites physiques sont souvent beaucoup plus éloignées qu'on ne pourrait le penser. Du coup, on a parfois tendance à surestimer le progrès technologique sur le court terme (à cause de l'enthousiasme qu'il suscite) et à le sous-estimer sur le long terme. C'est également une manière de penser qu'on retrouve régulièrement chez les scientifiques, qui font naturellement preuve d'un scepticisme prudent. Mais, comme le disait Arthur C. Clarke : "If an ederly but distinguished scientist says something is possible, he's very possibly right, but if he says it's impossible, he's very probably wrong."
  • "Le cerveau est trop complexe pour être simulé." Le cerveau peut être décrit par des modèles plus ou moins détaillés. Il est constitué de plusieurs centaines de régions. Chacune de ces régions est constituée de milliards de neurones. Chaque neurone est une cellule contenant diverses terminaisons, un noyau, etc. Chacun de ces éléments est constitué à son tour de molécules, elles-mêmes constituées d'atomes, etc. Mais on peut faire ce découpage à l'infini pour tout objet. Or, les modèles sont souvent plus simples que ce qu'ils décrivent. On peut le comprendre intuitivement en observant les fractales : des règles simples peuvent donner lieux à des résultats apparemment très complexes.
  • "Le cerveau ne peut pas être simulé par un ordinateur, car il implique des phénomènes quantiques." C'est essentiellement la critique formulée par Roger Penrose. Il n'est pas encore prouvé que les phénomènes quantiques observés dans le cerveau sont nécessaires à l'intelligence. Et, même si c'était le cas, cela ne ferait que prouver qu'il est possible de construire des ordinateurs quantiques, qui restent, à l'heure actuelle, plus un concept théorique qu'autre chose.
  • "Les ordinateurs ne peuvent pas simuler un cerveau, car ils ne sont que des machines." Que des machines... C'est presque une pétition de principe ! Il faudrait déjà prouver que le cerveau est autre chose qu'une machine. Si on pense aux machines d'aujourd'hui, alors, oui, les ordinateurs ne peuvent pas simuler un cerveau. Mais il faut songer aux ordinateurs, suffisamment puissants, qui existeront dans une vingtaine d'années. D'ici là, le logiciel aura aussi progressé. Enfin, il faut bien réaliser que les applications les plus impressionnantes de l'intelligence artificielle ne sont pas forcément visibles. Il est difficile de se faire une idée des avancées dans ce domaine "depuis l'extérieur". Cette critique est d'ailleurs reprise par John Searle, professeur en philosophie réputé, sous la forme de la métaphore de la Chambre Chinoise, sur laquelle je ne m'étendrai pas ici. Cette métaphore montre simplement l'ignorance de John Searle en matière d'intelligence artificielle. Connaît-il simplement l'existence de paradigmes tels que les réseaux de neurones artificiels ? En tout cas, il est difficile de croire qu'il ait autant été pris au sérieux.
  • "Les ordinateurs ne pourront jamais atteindre le niveau de l'intelligence humaine, car l'être humain possède une âme." Autrement dit : on ne peut pas tout comprendre, car certaines choses nous échappent forcément. Il est difficile de répondre à cette critique, car on sort du domaine de la science. Il y a des gens qui choisissent tout simplement de ne pas suivre la voie empirique. La discussion est alors difficile. Voire impossible. Une chose est sûre, par contre : on ne peut pas savoir si quelque chose est possible ou non avant d'avoir essayé de le réaliser. Il n'y a donc pas de limite a priori entre ce qu'on ne comprend pas encore et ce qu'on ne comprendra jamais.
  • "Les futurologues promettent toujours monts et merveilles." Où sont les voitures volantes et les robots dont la science-fiction nous parle depuis maintenant plus d'un siècle ? Cette critique met le doigt sur un fait bien réel : comme je le disais plus haut, les prévisions, dans le domaine de la technologie, sont très souvent trop optimistes, surtout lorsque l'enthousiasme est là. L'intelligence artificielle a d'ailleurs été l'une des victimes de ces prédictions hâtives et elle en souffre encore aujourd'hui. Bien entendu, cela ne signifie pas que toutes les prévisions sont vouées au même échec. Tout dépend de la manière dont on les argumente. Or, je pense que, dans ce domaine, Kurzweil sort bien son épingle du jeu.
Je pourrais encore passer en revue d'autres critiques, comme celles s'interrogeant sur le rôle négatif que pourraient jouer les gouvernements ou de potentielles catastrophes à l'échelle mondiale, mais l'essentiel est là : la Singularité intéresse et convainc encore peu. J'en viens donc à l'interrogation initiale qui m'a poussé à écrire cet article : et alors ? Que faire de la thèse de Kurzweil ?

D'abord, il s'agit de réaliser qu'il y a encore beaucoup de travail à fournir pour parvenir à la Singularité, essentiellement dans les domaines de la neurologie et de l'intelligence artificielle. De ce côté-là, je ne me fais pas trop de souci : contrairement à Kurzweil, je ne suis pas convaincu que la Singularité aura lieu aussi tôt, mais les recherches sont en cours et les résultats en découleront naturellement, tôt ou tard. Par contre, s'il y a du souci à se faire, c'est plutôt concernant toutes les discussions que vont forcément engendrer les technologies liées à la Singularité, lorsqu'elles deviendront plus visibles, dans une vingtaine d'années. Récemment, j'ai été étonné de constater que l'idée de l'évolution était aussi peu acceptée. Une étude publiée dans Science révèle que, dans beaucoup de pays européens, soi-disant civilisés, seuls 60% à 80% de la population accepte ce concept (aux Etats-Unis, cette proportion est malheureusement encore plus basse). Evidemment, tout dépend du point de vue que l'on prend. On pourrait argumenter que ces chiffres sont déjà élevés, mais nous sommes en 2006 et, de mon point de vue, il est inacceptable qu'autant de personnes peinent encore à concevoir que les êtres humains aient pu évoluer à partir de formes de vie plus simples. Je concède toutefois qu'à la base, c'est une idée assez contre-intuitive. La "sagesse populaire" prétend d'ailleurs que "qui peut le plus peut le moins", mais pas l'inverse... Il n'est donc pas si évident que l'intelligence puisse émerger de la non-intelligence.

Mon expérience personnelle m'a montré que la mise en pratique, durant mes études d'informatique, d'algorithmes génétiques, réseaux de neurones artificiels et autres concepts apparentés avait été bénéfique à ma compréhension intuitive autant de l'évolution que des principes de base du cerveau, à savoir que la combinaison judicieuse de neurones permet apprentissage, association d'idées, capacité de généralisation, etc. Le concept d'intuition est à mon avis très important. Je crois qu'à l'école, la théorie de l'évolution nous est trop souvent inculquée comme une théorie évidente. Or, elle ne l'est pas tant que ça. Des travaux pratiques, sur ordinateur, pourraient peut-être aider à la compréhension. Je ne propose pas l'introduction de cours d'intelligence artificielle à l'école élémentaire. Ce serait bien entendu irréaliste. Mais certains concepts mériteraient d'être abordés, le plus tôt possible, et, s'ils le sont déjà, de manière plus pédagogique. Dans tous les cas, il s'agit de "boucher les trous" que certains pourraient être tentés, plus tard, de remplir à l'aide de la religion, par exemple, pour ne citer qu'elle.

Ma conclusion paraîtra peut-être simpliste, mais tout revient finalement au problème de la vulgarisation scientifique. Plus le temps passe, plus les sciences se spécialisent, deviennent complexes et laissent derrière elles un nombre croissant de personnes. A l'heure actuelle, la technologie est déjà omniprésente, mais elle le sera encore plus dans le futur. On parle déjà beaucoup de génétique, de clonage, de cellules souches, etc. Les populations de certains pays sont même amenées à donner leur avis à propos de ces technologies, lors de votations. Bientôt, on parlera, à la même échelle, de nanotechnologies et d'intelligence artificielle. Il semble nécessaire de se demander dès à présent comment nous voulons intégrer ces technologies dans notre société. Pour que la discussion soit constructive, il est crucial que tout le monde ait une connaissance de ces domaines aussi précise que possible. Pour cela, il faut que l'éducation s'adapte, se modernise, mais également que la science sache se rendre accessible et intéressante. Par tous les moyens.