Sunday, December 16, 2007

Apple iPhone / iPod Touch as SlimServer clients

There's almost a consensus about what's missing on the iPhone: support for 3G (or better), a GPS, a video capture feature, support for third-party applications, etc. These are the most obvious features, because we're used (or almost used) to having them on other phones.

The other day, I was playing with my father's brand new 16-GB iPod Touch. Just like the iPhone, you can use it to browse the Web using Safari. The difference with the iPhone is that you necessarily have to connect to a Wi-Fi network. You cannot connect to an EDGE network (i.e. to a mobile phone network). Anyway, I'm a fan of SlimServer. It's not the greatest piece of software I've ever seen, but I use it to listen to my music collection remotely, via the Internet, from at least four different locations. The rest of the time (maybe 5-10% of the time), I use my old first-generation iPod. So, quite naturally, I tried to connect to my PC, using the iPod Touch. Of course, it worked: I was able to browse my music collection, launch search queries, and so on. The only thing I couldn't do was actually listen to my music!

This is the number one feature I'd like to see on the iPhone and/or iPod Touch: support for music streaming via HTTP. After all, they have everything that's needed to do it. This shouldn't be too hard to implement...

Saturday, December 15, 2007

Hypocrisie de Noël

Ah... Noël ! Les décorations, les sapins, le Père Noël, les cadeaux, les repas de famille et... le foie gras ? En tant que végétarien, ça n'est pas la première chose que j'associerais à cette période de l'année, mais une dégustation de foie gras organisée récemment par mon employeur m'a rappelé que cette tradition était tenace. Evidemment, on pourrait dénoncer les aspects matérialistes de Noël, mais je préfère aujourd'hui rappeler une chose, comme l'a déjà fait la Société vaudoise pour la protection des animaux (SVPA) : le gavage, nécessaire à la production du foie gras, est une pratique barbare qui entraîne des souffrances chez les animaux. C'est une pratique d'ailleurs interdite en Suisse et dans quatorze pays européens. La Suisse permet toutefois l'importation du foie gras. Tout comme celle des oeufs pondus par des poules élevées en batterie. C'est là que réside l'hypocrisie. J'ai cessé de rêver à un monde où l'on ne tuerait plus les animaux pour les manger, mais je pense qu'il n'est pas irréaliste d'élever les animaux destinés à la production de viande dans des conditions éthiques strictes, sans souffrances. A défaut d'avoir des lois qui garantissent ces conditions dans tous les cas, j'espère que les gens prendront de plus en plus conscience de ce qu'ils mangent. Merci donc à la SVPA pour sa campagne d'information !

Mise à jour (24 décembre 2007). Dans son numéro du 13 décembre 2007, l'Hebdo, revue suisse romande, racoleuse, mais qui fait des efforts (?), propose dans ses pages un court commentaire à propos de la campagne de la SVPA. Elle donne la parole à GastroVaud, l'antenne vaudoise de GastroSuisse, qui ne trouve évidemment rien de bien positif à en dire. Rappelons que GastroSuisse, championne de la mauvaise foi et des combats dépassés, défendait encore, il y a quelques années à peine, le droit de fumer dans les lieux publics.

Plus sérieuse et objective, l'émission A Bon Entendeur (ABE) de la TSR a proposé récemment un reportage sur le foie gras, en général, et le gavage, en particulier. Huit produits ont été testés, classés de "très mauvais" à "passable". Apparemment, il n'y a pas que les animaux qui sont perdants, sur ce coup-là : les consommateurs le sont aussi. Encore une raison pour boycotter ce produit décidément détestable qu'est le foie gras !

Enfin, si vous vous sentez d'humeur militante ou tout simplement pour en savoir plus, vous pouvez lire ce court texte consacré au foie gras sur le site de LausAnimaliste.org.

Wednesday, December 5, 2007

Moins de droits pour les consommateurs suisses

Les Suisses sont encore sur le point d'être pris pour des imbéciles, dans l'indifférence générale des médias. Et a fortiori de la population suisse. La modification de la loi fédérale sur le droit d'auteur et les droits voisins a en effet été acceptée par le parlement et le conseil national le 5 octobre dernier.

Sous couvert de protection du droit des auteurs, cette modification de la loi encourage purement et simplement ce que l'on appelle les dispositifs de protection anti-copie. Vous savez, ce qui fait que vous ne pouvez pas lire certains de vos CDs sur votre autoradio. Ou que les chansons achetées sur le magasin iTunes d'Apple ne peuvent être lues que sur un iPod et pas sur un autre baladeur numérique. Ce ne sont que deux exemples parmi les plus connus. En réalité, on prétend protéger les auteurs, mais on protège surtout les maisons de disques, qui n'en ont pas besoin (contrairement à ce qu'elles prétendent, elles se portent très bien). En résumé, ces dispositifs anti-copie ne marchent pas et ne font que rendre la vie des consommateurs plus difficile. Et la loi qui vient d'être acceptée rend le contournement de ces dispositifs tout simplement illégal.

Il faut réagir. Allez donc sur le site no-dmca.ch, téléchargez le formulaire et faites-le signer ! Un référendum est toujours possible ! Et, pendant que vous y êtes, parlez-en autour de vous, à vos amis, à votre famille, au travail, etc. Distribuez le formulaire de signatures dans votre immeuble. Informez vos amis sur Facebook (un groupe concernant cette loi existe).

Voir aussi l'article de mon frère sur le même sujet.

Monday, December 3, 2007

More than 400 days without a hard drive crash

425 days today, to be more precise. I experienced three hard drive crashes in 2005 (one Seagate, one Maxtor, and one Hitachi), two crashes in 2006 (one Maxtor and one Hitachi), and... absolutely no crash in 2007 (so far). It's quite surprising, because I'm a "storage junkie": I currently have four internal drives, mounted as a RAID-5 array, and four external drives, for a total of 3.5 TB of data (a bit more than 2 TB, if you don't take redundant data into account). So what's happening? Is it pure luck or are hard drives getting more reliable? Was last summer colder than previous summers? Well, it could be a valid explanation, as it appears that, according to meteosuisse.ch, the three hottest months of the year (i.e. June, July, and August) were noticeably colder this year than in 2005 and 2006 (more than 1 °C less on average). Actually, I'm pretty sure it probably has more to do with luck than anything else, but you never know... Anyway, at the moment, I'm feeling like these Linux geeks who proudly look at their ever-increasing uptime. Next step: 500 days without any crash!

Wednesday, November 28, 2007

Ma mauvaise expérience chez ABBO Informatique

Avertissement. L'article qui suit est la version légèrement modifiée d'un article que j'avais initialement publié sur mon blog le 27 décembre 2006.

N'ayant pas réussi à me contacter directement, ABBO Informatique a contacté plusieurs fois mon père et mon frère par téléphone, utilisant un numéro trouvé, je suppose, via WHOIS. Le 8 juillet 2007, j'ai écrit un e-mail à ABBO Informatique, leur proposant de modifier mon article, de le rendre plus positif, etc. Je n'ai jamais eu de réponse de leur part. Par contre, le 5 octobre, un juriste de l'assurance en protection juridique de ABBO Informatique m'a contacté par e-mail, me demandant de supprimer mon article original, faute de quoi des poursuites judiciaires seraient engagées à mon encontre (pour diffamation et concurrence déloyale !). Suite à cet e-mail, le 13 octobre, j'ai publié une première version modifiée de mon article (comme je l'avais proposé au mois de juillet), pour montrer ma bonne foi. Le 26 octobre, c'est cette fois-ci une lettre recommandée que la protection juridique de ABBO Informatique m'a envoyée, m'impartissant un dernier délai (jusqu'au 31 octobre) pour supprimer mon article.

Je suis déçu de constater que mes intentions ont été mal comprises.
Mon but est de communiquer mon expérience personnelle aux consommateurs suisses romands, comme le font chaque jour des milliers de personnes dans le monde pour des hôtels ou des restaurants, par exemple. Il n'est pas du tout de nuire à ABBO Informatique. Ni de les faire chanter. Je tiens d'ailleurs à préciser que ABBO Informatique m'a à plusieurs reprises proposé de faire un geste commercial (cinquante francs suisses contre la suppression totale de mon article), avant et après avoir fait appel à leur protection juridique. J'ai toujours refusé, ne cherchant pas à obtenir de l'argent de leur part.

Il est évident que mon expérience ne saurait être représentative de celles qu'ont eues d'autres personnes avec ABBO Informatique. Pour preuve, regardez
la page qui leur est consacrée sur toppreise.ch ! Si la note moyenne qu'ils obtiennent pour leur service après-vente est relativement mauvaise (4.0/6 le 11 février 2006, 4.2/6 le 20 août 2006, 3.0/6 le 3 mars 2007, 3.1/6 le 14 mai 2007, 2.8/6 le 21 août 2007, etc., selon archive.org), la majorité des autres notes qu'ils obtiennent sont bonnes, voire très bonnes. J'imagine que ces chiffres illustrent le fait qu'il est difficile de proposer de bons prix en même temps qu'un bon service après-vente...

Comme annoncé, voici donc une version remaniée de mon article, duquel j'ai enlevé les points les plus négatifs.

Quatre mois pour être remboursé ! Je croyais encore naïvement qu'en 2006, le sens commercial était quelque chose d'évident, mais c'était avant d'avoir eu affaire à ABBO Informatique, une société suisse de vente en ligne de matériel informatique.

Pour faire court, j'ai commandé chez eux un téléphone sans fil, le 31 mai 2006. Quatre semaines plus tard, le 27 juin, on m'avertit que le produit n'est plus disponible. Comme j'avais effectué un prépaiement, on me demande de leur transmettre mes coordonnées bancaires pour le remboursement. Je leur envoie les coordonnées demandées. Pas de réponse. Deux semaines plus tard, je leur demande tout de même s'ils ont reçu mon e-mail. On me répond, encore quelques jours plus tard, que je vais être remboursé. Je suis soulagé. Pour moi, l'affaire est réglée. Le mois de juillet touche à sa fin.

Dans ce genre d'histoires, j'ai toujours tendance à la procrastination. Ça n'est donc qu'un mois et demi plus tard, au mois de septembre, que je me soucie enfin de savoir si j'ai effectivement été remboursé ou non. Ça n'est pas le cas. J'écris donc un e-mail à ABBO Informatique. Pas de réponse. Trois semaines plus tard, je les contacte à nouveau. On me répond, le lendemain, cette fois-ci, que le remboursement a été effectué le 27 juillet 2006. S'ensuit un échange d'e-mails peu productif, où mes messages restent sans réponse ou donnent lieu à des réponses totalement impersonnelles où l'on me répète, encore une fois, que le remboursement a déjà été effectué. Début novembre, je décide de changer de ton, tout en restant poli.

Résultat : le jour même, un employé de ABBO Informatique me téléphone, m'informe que ma banque a refusé leur remboursement, m'explique que je n'ai pas à utiliser un ton pareil, que je leur ai probablement donné de mauvaises coordonnées bancaires (ça n'est pas le cas), que ça n'est pas la première fois que ça arrive (ils devraient donc peut-être se remettre en question !), que je fais perdre du temps à tout le monde et que, par conséquent, c'est une faveur qu'ils me font que de vouloir encore me rembourser ! J'ai trouvé que le ton employé par mon interlocuteur était insultant, presque méprisant. Quelques jours plus tard, j'obtiens enfin mon argent, sur un autre compte.

J'admets volontiers que j'ai commis plusieurs erreurs. La première a été de laisser autant traîner les choses. La seconde a été d'avoir été aussi peu ferme avec ABBO Informatique. Je leur reproche toutefois un certain nombre de choses :
  • d'avoir mis quatre semaines à s'apercevoir que le produit que je leur avais commandé n'était plus disponible;
  • de ne pas avoir répondu à un certain nombre des e-mails que je leur avais envoyés ou d'y avoir répondu avec du retard et sans prendre en compte l'historique de nos échanges;
  • de proposer comme seule alternative à l'e-mail une ligne téléphonique payante (0,67 CHF par minute !);
  • de ne pas avoir été capables de faire rapidement un virement sur mon compte en banque (j'ai vérifié en tout cas une dizaine de fois que les coordonnées que je leur avais transmises étaient correctes !);
  • de ne pas s'être rendus compte par eux-mêmes que le virement sur mon compte en banque avait échoué;
  • d'avoir pris un ton que je juge insultant avec moi lors de notre conversation téléphonique du 3 novembre 2006.
Le dernier point est le plus grave, à mon avis. Je n'avais encore jamais vu ça. Apparemment, n'ayant rien acheté chez eux et exigeant un remboursement, je n'avais plus aucune valeur à leurs yeux. C'est une supposition de ma part, évidemment, mais, si c'est le cas, c'est un très mauvais calcul. Quoi qu'il en soit, pour toutes les raisons susmentionnées, je n'achèterai plus jamais rien chez ABBO Informatique.

Mise à jour (1er février 2009). Juste une petite mise à jour pour expliquer ce qui s'est passé depuis novembre 2007. Après avoir été contacté par la protection juridique de ABBO Informatique, le 26 octobre 2007, j'ai pris contact avec un juriste de la Fédération Romande des Consommateurs (FRC). On m'a confirmé que j'étais bien dans mon droit et on m'a conseillé de ne pas supprimer mon article.

Après plus de huit mois de silence, le 7 juillet 2008, j'ai reçu une lettre recommandée d'un cabinet d'avocats de Genève, me sommant une fois de plus de supprimer mon article ! Je n'ai pas l'habitude de recevoir ce genre de courrier. Je me suis donc tourné une fois encore vers la Fédération Romande des Consommateurs (FRC), qui a répondu à cette lettre pour moi. Depuis, je n'ai plus eu de nouvelles. L'affaire est donc classée, de mon point de vue. Je l'espère, du moins !

Mise à jour (3 septembre 2014). Suite à la réception d'une nouvelle lettre d'un cabinet d'avocats genevois, j'ai très légèrement modifié l'avertissement servant d'introduction à mon article, suivant le conseil de la Fédération Romande des Consommateurs (FRC). J'ai également effacé quelques commentaires. Si vous comptez commenter sur cet article, veuillez vous identifier (i.e. ne pas laisser de commentaire anonyme) et vous en tenir à des faits neutres et objectifs.

Mise à jour (27 février 2016). Beaucoup de choses se sont passées depuis le 3 septembre 2014 :
  • le 10 octobre 2014, l'avocat d'ABBO Informatique m'a demandé d'effacer un commentaire sur cet article ; je me suis exécuté le jour même ;
  • le 3 février 2015, le même avocat m'a donné un ultimatum au 6 février 2015 pour complètement effacer cet article, "faute de quoi il [serait] procédé" ; j'ai repris contact avec la FRC pour obtenir des conseils ;
  • le 6 février 2015, j'ai proposé un compromis à l'avocat d'ABBO Informatique : je me suis engagé formellement, par écrit, à effacer cet article avant la fin de l'année 2015, symboliquement un peu moins de 10 ans après les premiers faits ; je n'ai pas eu de réponse à ma proposition ;
  • le 13 mars 2015, ABBO Informatique a décidé de m'attaquer en justice ("Action en protection de la personnalité et en dommages-intérêts") ;
  • le 29 avril 2015, j'ai été notifié par courrier de l'action d'ABBO Informatique à mon encontre ; concrètement j'ai reçu une convocation à une audience de conciliation au tribunal, ainsi qu'un bordereau de pièces (plus de quarante page !) ; le montant demandé (plus de 18'000 CHF, pour dommages-intérêts et tort moral) avait de quoi impressionner ; j'ai à nouveau pris contact avec la FRC pour conseils ;
  • le 30 avril 2015, j'ai complètement effacé mon article et pris contact avec l'avocat d'ABBO Informatique, lui demandant que sa cliente laisse tomber son action à mon encontre ; je n'ai pas eu de nouvelles ;
  • le 6 mai 2015, j'ai fait appel aux conseils d'un avocat ;
  • le 28 mai 2015, l'audience de conciliation a eu lieu au tribunal, à Genève ; pour des raisons légales, je ne peux pas rapporter ce qui s'est dit durant cette audience, mais disons simplement que le président s'est largement exprimé en ma faveur ; ABBO Informatique a néanmoins déclaré vouloir continuer la procédure à mon encontre, malgré les mises en garde du président du tribunal ;
  • le 18 juin 2015, la faillite d'ABBO Informatique a été déclarée ;
  • le 27 février 2016, j'ai décidé de remettre en ligne cet article, ainsi que tous les commentaires associés, pour que cette histoire soit relatée quelque part, pour que tout le temps, toute l'énergie, tout l'argent et tout le sommeil que j'ai perdus à cause d'ABBO Informatique n'aient pas été vains.
En guise de conclusion, j'aimerais à nouveau insister sur l'importance de se défendre en tant que consommateurs. Dans la mesure du possible, il faut trouver une solution amiable, mais lorsque cela n'est pas possible, il faut mettre les gens face à leurs responsabilités : laisser un commentaire objectif sur un site tel que ToppreiseGoogle, TripAdvisor, etc. ou écrire un article sur un blog. En Suisse Romande, il est possible d'obtenir des conseils auprès de la Fédération Romande des Consommateurs (FRC). Enfin, il ne faut pas se laisser impressionner par les lettres de juristes ou d'avocats, dont le but est forcément de déstabiliser son destinataire. Le droit à s'exprimer objectivement à propos d'une entreprise, sans calomnie/diffamation, est fondamental. Défendons-le !

Mise à jour (25 mars 2017). Me demandant ce que le patron d'une entreprise en faillite peut devenir dans les mois et les années suivant la dite faillite, je suis allé faire un tour sur le site Moneyhouse. J'ai été surpris d'apprendre que le patron d'ABBO Informatique est ou a été actif dans pas moins de 15 sociétés !

Ces 15 sociétés, toutes genevoises à l'exception d'une société, inactive, inscrite sur le canton de Vaud, comprennent :
10 sociétés actives, donc, dans les domaines de la restauration, de l'informatique, du placement temporaire, ainsi que dans le domaine des fiduciaires. J'aimerais pouvoir être optimiste et dire que c'est une bonne chose que le patron d'ABBO Informatique sache rebondir et se diversifier, mais, vu mon vécu, je ne peux m'empêcher d'avoir une certaine inquiétude pour toutes les personnes qui feront affaire avec ces sociétés...

Thursday, October 11, 2007

Le "piratage" de la musique est légal en Suisse

C'est en tout cas le message que donne, probablement malgré elle, la SUISA (Société suisse pour les droits des auteurs d’œuvres musicales) avec sa nouvelle taxe sur les baladeurs numériques introduite en Suisse le 1er septembre 2007. Finalement, pour un utilisateur qui n'écoute que de la musique "légale", c'est-à-dire de la musique gratuite ou pour laquelle il a déjà payé, que signifie cette taxe ? A mon avis, c'est une des questions principales que soulève la nouvelle redevance. Question à laquelle je n'ai toujours pas trouvé de réponse. Satisfaisante, du moins.

Le problème de ce genre de taxes, à la base, c'est qu'elles sont généralement forfaitaires. Pour la redevance radio et télévision, par exemple, peu importe que l'on regarde la télévision moins d'une heure par mois ou plus d'une heure par jour. Le prix est le même. Soit. Je peux comprendre ce genre de simplifications pratiques.

Je peux également comprendre que l'on fasse une supposition simplificatrice quant à l'utilisation présumée d'un support, à partir du moment où cela reste raisonnable. Par exemple, la taxe sur les cassettes vidéo (VHS) était, à l'époque, relativement acceptable. La redevance pour la télévision donnait droit à la visualisation, unique, d'un programme. La taxe payée à l'achat d'une cassette VHS donnait droit à la visualisation, répétée, cette fois, d'un programme. Ça se tenait plus ou moins. Si l'on ignore la problématique des chaînes de télévision étrangères et le fait qu'une cassette VHS pouvait également servir à l'enregistrement de vidéos personnelles.

Là où tout commence à se gâter sérieusement, c'est lorsque l'on cherche à appliquer de tels modèles dépassés à des supports aussi versatiles que les mémoires flash, disques durs et autres supports numériques. Bien entendu, mon "baladeur numérique" sert d'abord à écouter de la musique, mais il sert également à stocker mes photos, lorsque je suis en voyage, pour décharger la carte mémoire de mon appareil photo. Il me sert également comme disque dur portable, pour mes données personnelles. La limite entre "baladeur numérique" et ordinateur devient bien fine... Du coup, ça n'est plus du tout raisonnable : on ne parle plus de taxes de quelques dizaines de centimes, mais bien de taxes de plusieurs dizaines, voire centaines (très bientôt), de francs suisses. Pour l'utilisation supposée et de moins en moins vérifiée d'un support.

Reste la question initiale : pourquoi devrais-je payer pour écouter de la musique que j'ai déjà achetée ? Payer une taxe qui, soit dit en passant, n'ira vraisemblablement pas du tout dans la poche des musiciens que j'écoute. Lorsque je copie l'un de mes CD sur le disque dur de mon ordinateur, je ne paie pourtant rien. Quelle est la solution à ce paradoxe ? Introduire une taxe sur les disques durs d'ordinateur ? Ça n'est évidemment pas la solution que je propose, mais j'en connais qui y songent probablement depuis longtemps...

En fin de compte, j'ai peine à croire qu'en 2007, des gens comprennent encore aussi mal la problématique de la "musique numérique". À force de mesures contre-productives (protections contre la copie, prix élevés, taxes, poursuites judiciaires, etc.), on dirait que les maisons de disques et les sociétés censées assurer le droit des auteurs font tout pour assurer leur disparition à long terme.

Wednesday, July 4, 2007

"La fin programmée du cinéma Atlantic"

C'est ce que m'annonce aujourd'hui le Lausanne Cités retrouvé dans ma boîte aux lettres en rentrant du travail : l'Atlantic va fermer ses portes (encore ?) le 31 août 2007. "Le cinéma va mal" et tout ça.

Et c'est avec nostalgie que je pense à toutes les salles de cinémas qui ont fermé depuis que j'habite à Lausanne : ABC, Athénée, Bourg, Cine Qua Non, Eldorado, Lido, Palace, Richemont et Romandie. Neuf salles en dix ans. Bientôt dix. L'ABC devient le D! Club, l'Athénée devient une Migros, le Romandie devient le club de rock de Lausanne, etc. Bref, les choses changent...

Alors, au lieu de se lamenter, pourquoi ne pas aller un peu plus souvent dans les "petites" salles de cinéma de Lausanne ? A l'Atlantic (bien sûr). Au Bellevaux (oui, c'est un peu décentré, mais le détour en vaut la peine). Au Zinéma (oui, derrière les poubelles). Au City Club de Pully (pas tout à fait à Lausanne, mais pas loin).

Ou pourquoi ne pas rendre visite à la Petite Dame du Capitole ? Le Capitole est une salle impressionnante. Gigantesque. La plus grande et la plus ancienne de Lausanne. Et de loin. Plus de 800 places ! La dernière fois que j'y suis allé, la soeur d'un de mes amis n'en revenait pas. Cela fait plusieurs années qu'elle étudie à Lausanne, mais elle n'avait jamais mis les pieds dans cette salle. Nous étions quatre. Il y avait seulement deux autres personnes à part nous... Peut mieux faire.

Monday, March 26, 2007

The God Delusion

The God Delusion est le premier livre de Richard Dawkins que je lis. Prêté (un peu de force...) par un collègue de travail, il y a quelques mois, je n'en attendais pas grand-chose ("Qu'est-ce qu'un livre contre la religion pourrait bien m'apprendre ?", me demandais-je). Je n'avais pas non plus l'intention de le lire tout de suite, ayant une pile de livres à terminer sur ma table de nuit... Je l'ai donc laissé traîner un peu sur mon bureau, histoire de ne pas l'oublier complètement. Puis j'ai lu la préface. Au travail. Puis les premières pages du premier chapitre. Finalement, je me suis laissé séduire par l'écriture simple et directe de Dawkins et ai enchaîné avec les chapitres restants (mais pas au travail !).

The God Delusion pourrait se traduire en français par L'Illusion de Dieu. Disons-le d'emblée : Richard Dawkins s'attaque une fois de plus à la religion et il le fait avec virulence, sans compromis. Beaucoup, même parmi les athées, verront en lui un extrémiste, intolérant, et s'arrêteront là. Ce serait dommage. De mon point de vue, la position de Dawkins est parfaitement défendable. Et loin d'être extrémiste. Son discours a une fraîcheur presque étonnante, dans un monde où le politiquement correct est trop souvent de rigueur et où la tolérance est considérée par beaucoup comme une valeur qu'il faut respecter à tout prix. Oui, la tolérance est une attitude tout à fait louable. En général. Le problème est qu'il ne faut pas qu'elle devienne absence d'esprit critique... C'est le premier thème qu'aborde Dawkins dans son livre, celui de la tolérance, du respect, qui devrait toujours se mériter.